samedi 20 mars 2010

Ouverture des inscriptions en ligne


Chers amis pèlerins,

Nous avons le plaisir de vous annoncer que l’inscription en ligne pour notre 28e pèlerinage de Pentecôte les 22, 23 et 24 mai 2010 est ouverte à partir d’aujourd’hui :

Nous vous invitons à vous connecter sur notre site pour vous inscrire ou à cliquer ici.
 
Cette année, votre pèlerinage aura pour thème : L’ÉGLISE EST NOTRE MÈRE
 
Vous avez jusqu’au 24 avril inclus pour bénéficier d’un tarif préférentiel.
 
D’autre part, notez qu’à partir de la quatrième personne d’une même famille, une réduction de 50 % sera effective. 

Rappel de ma mission : Quelle personne, quel ami vais-je convaincre de faire le pèlerinage cette année pour la première fois, pour prier et marcher avec moi ?
 
Pour nous permettre de répondre au mieux à vos attentes, ne tardez pas à vous inscrire.

Secrétariat - Notre Dame de Chrétienté  
49 avenue de Paris – 78000 VERSAILLES
Tél. 01 39 07 27 00 E-mail : secretariat@nd-chretiente.com

samedi 6 février 2010

Solidarité France

REGIONALES DE MARS 2010

Solidarité, Liberté, Justice et Paix est un jeune parti politique fondé en mai 2008 par des personnes issues du monde associatif. Il propose un projet de Civilisation pour le XXIème siècle.Le coeur de ce projet est le respect de la personne, qui commence par le respect de la Vie, de la conception à la mort naturelle. Il s’appuie, entre autre, sur la Doctrine Sociale de l’Eglise. Solidarité est ouvert à toutes les personnes de bonne volonté.

- Partis avec des moyens faibles et sans couverture médiatique, nous sommes arrivés a des positions encourageantes.
- La répartition géographiquement homogène des votes indique un fort potentiel et une réelle attente de la part des électeurs.
- Il existe une opportunité politique favorable pour donner corps à un projet politique chrétien et à un vote qui devrait déborder du catholand.

SOLIDARITE prépare des listes pour les élections régionales de mars 2010 en Ile de France avec Axel de Boer, en Rhône-Alpes avec Matthieu Chauvin, en Pays de Loire avec Joël Sprung.
Ensemble, nous lançons un appel à collaboration pour trouver :
- des candidats qui pensent qu'un projet de société inspiré de l'évangile a sa place en France.
- des experts en tous genres, mais spécialement dans les domaines de compétence des Conseils Régionaux.
- Le développement économique
- L'aménagement du territoire et la planification
- Les transports régionaux
- L'éducation
- La formation professionnelle
- La culture
- La santé
- des donateurs.
- des militants pour coller des affiches et distribuer des tracts dans le maximum de communes.


Nous faisons appel à ceux qui sont convaincu que l'action politique est une des formes les plus hautes de la Charité, à ceux qui sont fermement convaincu que Dieu veut agir aujourd'hui dans le monde et qu'il le fera de façon privilégiée à travers ceux qui ce rendront disponibles.

www.solidarite-france.fr


mercredi 16 décembre 2009

Marche pour la Vie




L'association Notre Dame de Chrétienté organisatrice du Pèlerinage de Pentecôte, de Notre Dame de Paris à Notre Dame de Chartres lance un appel pressant à tous ses amis pour participer à la




Le dimanche 17 janvier 2010, 14h30, place de la République (Paris)





Nous invitons de manière tout aussi pressante tous nos amis à participer à la grande veillée de prière qui aura lieu la veille


Le samedi 16 janvier 2010, à partir de 20h30 en l'église Saint François-Xavier.
Sachons nous mobiliser !




Provinciaux et parisiens, contactez vos chefs de chapitre et organisez-vous.
Tous à Paris les 16 et 17 janvier !


La Chrétienté, c'est la Vie !

mardi 1 décembre 2009

Notre-Dame de Chrétienté : une nouvelle équipe pour « Avancer au large »


Communiqué de l'association Notre-Dame de Chrétienté :

L’assemblée générale de l’association Notre-Dame de Chrétienté, qui organise le pèlerinage de ND de Paris à ND de Chartres à la Pentecôte, a eu lieu le jeudi 26 novembre à Versailles.

En préambule à l’élection du nouveau Conseil d’Administration, Olivier de Durat, partage, dans une communication solennelle son bilan de trois ans de présidence de l’association et confirme, comme indiqué il y a plusieurs mois, qu’il ne sollicite pas de nouveau mandat.

Le nouveau Conseil d’Administration est élu, fort de quinze membres, dont l’aumônier général, l’abbé Le Coq. Il désigne un nouveau bureau de 5 personnes : Hervé Rolland, président, Jean Guéry, vice-président, Hubert de Gestas (ancien président) au poste de secrétaire général et Bruno Le Picard, trésorier, ainsi que l’abbé Le Coq, membre de droit.

Pèlerin depuis 1989, Hervé Rolland a participé à la création de Notre-Dame de Chrétienté en 1993. Il a assumé plusieurs responsabilités de direction du pèlerinage (directeur adjoint Logistique, directeur de la communication), puis a marché sur les routes de Chartres avec le chapitre Enfants pendant sept ans.

En stricte continuité avec les fondateurs, Hervé Rolland et son équipe veulent répondre à l'appel à avancer en large, "Duc in Altum", et invitent tous les membres actifs et tous les amis de la Chrétienté à se mobiliser, à aller de l’avant, plus haut et plus loin, en s’appuyant sur les trois piliers de l’association :
-      la Chrétienté, notre but et notre espérance, société dans laquelle s’exerce la royauté sociale du Christ
-      la Tradition, en particulier par l’usage exclusif de la forme extraordinaire du rite romain, dans laquelle s’enracine notre foi
-      la Mission sur le terrain, exercice concret de la charité, à laquelle nous appellent les papes, pour témoigner, évangéliser ceux qui ne connaissent pas le Christ et contribuer à édifier la cité.

Le mot Tradition vient de ‘tradere’, transmettre. Notre effort de connaissance de la doctrine, de la doctrine sociale de l’Eglise en particulier, de formation, d’animation doit être à la hauteur afin de ‘Contempler et transmettre aux autres la Vérité contemplée’ (St Thomas d’Aquin). En ce sens, notre marche, notre démarche est politique : au service de la Cité. »

Enfin, toute l’équipe de direction de Notre-Dame de Chrétienté appelle à la réussite de l’édition 2010 du pèlerinage de Chartres qui se déroulera les 22, 23 et 24 mai prochains, en priant chaque pèlerin « ancien » de se montrer missionnaire en invitant un nouveau marcheur, afin de lui faire découvrir ce rendez-vous annuel unique, rassemblant les amoureux de la Chrétienté, de la France et de Notre-Dame, sa patronne principale.

Notre-Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !

mardi 10 novembre 2009

Urgence : Euthanasie


Vous avez sans doute tous déjà reçu l'appel a la mobilisation de l'ADV, mais comme vous n'avez sans doute pas tous répondu a cet appel je vous le renvoi... :

Une proposition de loi sur l'euthanasie vient d’être déposée par 120 députés socialistes à l’Assemblée Nationale. Elle sera discutée le 19 novembre prochain. Certains députés de la majorité se sont déclarés ces dernières semaines favorables à une légalisation de l'euthanasie.
Il est urgent de se mobiliser et de montrer une forte opposition à toute tentative de légalisation de l’euthanasie.
Cet Appel sera adressé dès le 17 novembre à tous les partis politiques et responsables des groupes parlementaires. Nous devons agir très vite pour obtenir le plus de signatures possible.


dimanche 8 novembre 2009

Qu'est ce que la Chrétienté ?

Chers pèlerins de Notre-Dame,

Vous voilà enfin rassemblés en compagnie de vos anges gardiens, présents eux aussi par milliers, que nous saluons avec affection et reconnaissance, au terme de cet ardent pèlerinage, plein de prières, de chants et de sacrifices, et déjà certains d'entre vous ont retrouvé la robe blanche de l'innocence baptismale. Quel bonheur !

Vous voilà rassemblés par une grâce de Dieu dans l'enceinte de cette cathédrale bénie, sous le regard de Notre-Dame de la Belle Verrière, une des plus belles images de la Très Sainte Vierge. Image devant laquelle nous savons que saint Louis est venu s'agenouiller après un pèlerinage accompli pieds nus. Est-ce que cela ne suffit pas à nous rendre le goût de nos racines chrétiennes et françaises ? Nous vous remercions, chers pèlerins, parce que, en l'honneur de cette Vierge sainte, vous vous êtes mis en marche par milliers, et ce sont des milliers de voix, sortant de milliers de poitrines, de tous les âges et de toutes les conditions, qui nous donnent ce soir la plus belle et la plus vivante image de la chrétienté. Nous vous remercions de vous présenter ainsi chaque année comme une parabole vivante ; car lorsque vous vous avancez au cours de ces trois jours de marche vers le sanctuaire de Marie, en priant et en chantant, vous exprimez la condition même de la vie chrétienne qui est d'être un long pèlerinage et une longue marche vers le paradis ! Et cette marche aboutit dans l'église, qui est l'image du sanctuaire céleste.
La vie chrétienne est une marche, souvent douloureuse, passant par le Golgotha, mais éclairée par les splendeurs de l'Esprit. Et qui débouche dans la gloire. Ah ! on peut bien nous persécuter, cependant j'interdis qu'on nous plaigne. Car nous appartenons à une race d'exilés et de voyageurs, douée d'un prodigieux pouvoir d'intervention, mais qui refuse - c'est sa religion - de laisser détourner son regard des choses du Ciel. N'est-ce pas ce que nous chanterons tout à l'heure à la fin du Credo : Et exspecto, - et j'attends - Vitam venturi sæculi, - la vie du siècle à venir. Oh ! non pas un âge d'or terrestre, fruit d'une évolution supposée, mais le vrai paradis de Dieu dont Jésus parlait en disant au bon larron : « Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis ! »
Si nous cherchons à pacifier la terre, à embellir la terre, ce n'est pas pour remplacer le Ciel, c'est pour lui servir d'escabeau. Et si un jour, face à la barbarie montante, nous devions prendre les armes en défense de nos cités charnelles, c'est parce qu'elles sont, comme le disait notre cher Péguy, « l'image et le commencement et le corps et l'essai de la maison de Dieu ». Mais avant même que ne sonne l'heure d'une reconquête militaire, n'est-il pas permis de parler de croisade, du moins lorsqu'une communauté se trouve menacée dans ses familles, dans ses écoles, dans ses sanctuaires, dans l'âme de ses enfants ? Aussi bien, chers amis, nous n'avons pas peur de la révolution : nous craignons plutôt l'éventualité d'une contre-révolution sans Dieu !
Ce serait rester enfermés dans le cycle infernal du laïcisme et de la désacralisation ! Il n'y a pas de mot pour signifier l'horreur que doit nous inspirer l'absence de Dieu dans les institutions du monde moderne ! Voyez l'ONU : architecture soignée, aula gigantesque, drapeaux des nations qui claquent dans le ciel. Pas de crucifix !
Le monde s'organise sans Dieu, sans référence à son Créateur. Immense blasphème ! Entrez dans une école d'État . les enfants y sont instruits sur tout. Silence sur Dieu ! Scandale atroce ! Mutilation de l'intelligence, atrophie de l'âme - sans parler des lois permettant le crime abominable de l'avortement.
Ce qu'il y a de plus triste, mes chers frères, et de plus honteux, c'est que la masse des chrétiens finit par s'habituer à cet état de chose. Ils ne protestent pas ; ils ne réagissent pas. Ou bien, pour se donner une excuse, ils invoquent l'évolution des moeurs et des sociétés. Quelle honte !
Il y a quelque chose de pire que le reniement déclaré, disait l'un des nôtres, c'est l'abandon souriant des principes, le lent glissement avec des airs de fidélité. Est-ce qu'une odeur putride ne se dégage pas de la civilisation moderne ?
Eh bien ! contre cette apostasie de la civilisation et de l'État qui détruit nos familles et nos cités, nous proposons un grand remède, étendu au corps tout entier ; nous proposons ce qui est l'idée-force de toute civilisation digne de ce nom : la chrétienté !
Qu'est-ce que la chrétienté ? Chers pèlerins, vous le savez et vous venez d'en faire l'expérience : la chrétienté est une alliance du sol et du ciel ; un pacte, scellé par le sang des martyrs, entre la terre des hommes et le paradis de Dieu ; un jeu candide et sérieux, un humble commencement de la vie éternelle. La chrétienté, mes chers frères, c'est la lumière de l'Évangile projetée sur nos patries, sur nos familles, sur nos moeurs et sur nos métiers. La chrétienté, c'est le corps charnel de l'Eglise, son rempart, son inscription temporelle. La chrétienté, pour nous autres Français, c'est la France gallo-romaine, fille de ses évêques et de ses moines ; c'est la France de Clovis converti par sainte Clotilde et baptisé par saint Rémi ; c'est le pays de Charlemagne conseillé par le moine Alcuin, tous deux organisateurs des écoles chrétiennes, réformateurs du clergé, protecteurs des monastères. La chrétienté, pour nous, c'est la France du XIIe siècle, couverte d'un blanc manteau de monastères, où Cluny et Cîteaux rivalisaient en sainteté, où des milliers de mains jointes, consacrées à la prière, intercédaient nuit et jour pour les cités temporelles !
C'est la France du XIIIe siècle, gouvernée par un saint roi, fils de Blanche de Castille, qui invitait à sa table saint Thomas d'Aquin, tandis que les fils de saint Dominique et de saint François s'élançaient sur les routes et dans les cités, prêchant l'Évangile du Royaume. La chrétienté, en Espagne, c'est saint Ferdinand, le roi catholique, c'est Isabelle de France, soeur de saint Louis, rivalisant avec son frère en piété, en courage et en .intelligente bonté.
La chrétienté, chers pèlerins, c'est le métier des armes, tempéré et consacré par la chevalerie, la plus haute incarnation de l'idée militaire ; c'est la croisade où l'épée est mise au service de la foi, où la charité s'exprime par le courage et le sacrifice. La chrétienté, c'est l'esprit laborieux, le goût du travail bien fait, l'effacement de l'artiste derrière son oeuvre. Connaissez-vous le nom des auteurs de ces chapiteaux et de ces verrières ?
La chrétienté, c'est l'énergie intelligente et inventive, la prière traduite en action, l'utilisation de techniques neuves et hardies. C'est la cathédrale, élan vertigineux, image du ciel, immense vaisseau où le chant grégorien unanime s'élève, suppliant et radieux, jusqu'au sommet des voûtes pour redescendre en nappes silencieuses dans les cours pacifiés. La chrétienté, mes frères, - soyons véridiques - c'est aussi un monde menacé par les forces du mal ; un monde cruel où s'affrontent les passions, un pays en proie à l'anarchie, le royaume des lis saccagé par la guerre, les incendies, la famine, la peste qui sème la mort dans les campagnes et dans les cités. Une France malheureuse, privée de son roi, en pleine décadence, vouée à l'anarchie et au pillage. Et c'est dans cet univers de boue et de sang que l'humus de notre humanité pécheresse, arrosé par les larmes de la prière et de la pénitence, va faire germer la plus belle fleur de notre civilisation, la figure la plus pure et la plus noble, la tige la plus droite qui soit née sur notre sol de France : Jeanne de Domrémy !
Sainte Jeanne d'Arc achèvera de nous dire ce qu'est une chrétienté. Ce n'est pas seulement la cathédrale, la croisade et la chevalerie ; ce n'est pas seulement l'art, la philosophie, la culture et les métiers des hommes montant vers le trône de Dieu comme une sainte liturgie. C'est aussi et surtout la proclamation de la royauté de Jésus-Christ sur les âmes, sur les institutions et sur les moeurs. C'est l'ordre temporel de l'intelligence et de l'amour soumis à la très haute et très sainte royauté du Seigneur Jésus.
C'est l'affirmation que les souverains de la terre ne sont que les lieutenants du roi du Ciel. « Le royaume n'est pas à vous, dit Jeanne d'Arc au Dauphin. Il est à Messire. - Et quel est votre Sire ? demande-t-on à Jeanne. - C'est le roi du Ciel, répond la jeune fille, et il vous le confie afin que vous le gouverniez en son nom. »
Quel élargissement de nos perspectives ! Quelle vision grandiose sur la dignité de l'ordre temporel ! En un trait saisissant, la bergère de Domrémy nous livre la pensée de Dieu sur le règne intérieur des nations.
Car les nations, - et la nôtre en particulier - sont des familles aimées de Dieu, tellement aimées que Jésus-Christ, les ayant rachetées et lavées de son sang, veut encore régner sur elles d'une royauté toute de paix, de justice et d'amour qui préfigure le Ciel.
« France, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » interrogeait le pape il y a cinq ans.
Très Sainte Vierge Marie, Notre-Dame de France, Notre-Dame de Chartres, nous vous demandons de guérir ce peuple infirme, de lui rendre sa pureté d'enfant, son honneur de fils. Nous vous demandons de lui rendre sa vocation terrienne, sa vocation paysanne, ses familles nombreuses penchées avec respect et amour sur la terre nourricière. Cette terre qui a su produire, au cours des siècles, un pain honnête et des fruits de sainteté.
Très Sainte Vierge, rendez à ce peuple sa vocation de soldat, de laboureur, de poète, de héros et de saint. Rendez-nous l'âme de la France !
Délivrez-nous de ce fléau idéologique qui violente l'âme de ce peuple. Ils ont chassé les crucifix des écoles, des tribunaux et des hôpitaux. Ils font en sorte que l'homme soit éduqué sans Dieu, jugé sans Dieu et qu'il meure sans Dieu !
C'est donc à une croisade et à une reconquête que nous sommes conviés. Reconquérir nos écoles, nos églises, nos familles.
Alors, ,un jour, si Dieu nous en fait la grâce, nous verrons au terme de nos efforts, venir à nous le visage radieux et tant aimé de celle que nos anciens appelaient la douce France. La douce France, image de la douceur de Dieu ! Nous sera-t-il permis, ce soir, devant quelques milliers de pèlerins de parler de la douceur de Dieu ?
C'est une moine qui vous parle. Et la douceur de Dieu, vous le savez, récompense au delà de toute prévision les combats que ses serviteurs livrent pour le Royaume. Douceur paternelle de Dieu. Douceur du crucifié ! O douce Vierge Marie, enveloppez d'un manteau de douceur et de paix nos âmes affrontées à de durs combats. L'an prochain, c'est à toute la chrétienté que nous donnons rendez-vous aux pieds de Notre-Dame de Chartres, qui sera désormais notre Czestochowa national. Que le Saint-Esprit vous illumine, que la Très Sainte Vierge vous garde et que l'armée des anges vous protège. Ainsi soit-il !

Homélie de Dom Gérard
Cathédrale de Chartres
Lundi de Pentecôte 1985





jeudi 5 novembre 2009

« QUE DIRE A UN JEUNE DE 20 ANS »


Quand on a connu tout et le contraire de tout,
quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie,
on est tenté de ne rien lui dire,
sachant qu’à chaque génération suffit sa peine,
sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause
font partie de la noblesse de l’existence.

Pourtant, je ne veux pas me dérober,
et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain :

«Il ne faut pas s’installer dans sa vérité
et vouloir l’asséner comme une certitude,
mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».

A mon jeune interlocuteur,
je dirai donc que nous vivons une période difficile
où les bases de ce qu’on appelait la Morale
et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique,
sont remises constamment en cause,
en particulier dans les domaines du don de la vie,
de la manipulation de la vie,
de l’interruption de la vie.

Dans ces domaines,
de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir.
Oui, nous vivons une période difficile
où l’individualisme systématique,
le profit à n’importe quel prix,
le matérialisme,
l’emportent sur les forces de l’esprit.

Oui, nous vivons une période difficile
où il est toujours question de droit et jamais de devoir
et où la responsabilité qui est l’once de tout destin,
tend à être occultée.

Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela,
il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine.
Il faut savoir,
jusqu’au dernier jour,
jusqu’à la dernière heure,
rouler son propre rocher.
La vie est un combat
le métier d’homme est un rude métier.
Ceux qui vivent sont ceux qui se battent.

Il faut savoir
que rien n’est sûr,
que rien n’est facile,
que rien n’est donné,
que rien n’est gratuit.

Tout se conquiert, tout se mérite.
Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.

Je dirai à mon jeune interlocuteur
que pour ma très modeste part,
je crois que la vie est un don de Dieu
et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît
comme l’absurdité du monde,
une signification à notre existence.

Je lui dirai
qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves,
cette générosité,
cette noblesse,
cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde,
qu’il faut savoir découvrir ces étoiles,
qui nous guident où nous sommes plongés
au plus profond de la nuit
et le tremblement sacré des choses invisibles.

Je lui dirai
que tout homme est une exception,
qu’il a sa propre dignité
et qu’il faut savoir respecter cette dignité.

Je lui dirai
qu’envers et contre tous
il faut croire à son pays et en son avenir.

Enfin, je lui dirai
que de toutes les vertus,
la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres
et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres,
de toutes les vertus,
la plus importante me paraît être le courage, les courages,
et surtout celui dont on ne parle pas
et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.

Et pratiquer ce courage, ces courages,
c’est peut-être cela

«L’Honneur de Vivre»

Hélie de Saint Marc

mardi 3 novembre 2009

Pas envie d’aller à la messe ?

Tu le dis à longueur de temps : tu n’aimes pas la messe et tous les prétextes sont bons pour y échapper. Tu essaies de négocier mais tes parents restent aussi inébranlables que Bouddha : tant que tu es sous leur toit, il y a des incontournables et la messe du dimanche en fait partie.
En prime, il faut mettre un pantalon, une chemise et des chaussures correctes … Tu grognes, tu grondes, tu finis par obtempérer et arrives sur les chapeaux de roues pendant le chant d’entrée.
Freinage d’urgence au Kyrie. « L’essentiel, c’est de participer », grommelles-tu avant de te rendormir. Tu parles d’une participation ! Tu subis. Maintenant que tu es là, réveille-toi et fais contre mauvaise fortune bon coeur.

Sers-toi de ta voix, pour chanter avec tes frères, prier avec eux, répondre aux oraisons du prêtre.
Sers-toi de tes yeux et de tes oreilles : la liturgie, que te dit-elle de Dieu ?
Sers-toi de tes mains et de tes jambes : chaque attitude physique reflète une attitude du coeur.
Tu vas à la messe pour répondre à l’appel du Christ. Le dimanche, point de réveil, ce sont les cloches qui sonnent (moins tôt, avoue !) : le Seigneur t’appelle. La messe, disent les prêtres qui ont fait du marketing dans leur jeunesse, est un rendez-vous d’amour. Un rendez-vous d’amour ?
Ça devrait te parler ! Pour tes amis, tu es fidèle et disponible. Le téléphone sonne et, hop, te voilà prêt à bondir pour venir en aide au copain qui t’appelle ou qui t’invite. Or, le Christ est bien plus que ton ami, il est ton frère et ton Dieu. Et Il t’attend ! Pour quoi faire ? Pour se donner à toi, pour remplir ta vie et ton coeur de son amour. Comment le Christ va t-Il donner sens à ta vie si tu ne te laisses pas aimer ? Car, dis-moi, qu’est-ce donc qu’un croyant non pratiquant ? N’est-ce pas un peu comme un amoureux qui ne verrait jamais sa fiancée ? De quoi nourrirait-il son amour ?
« La Messe est longue » me dis-tu ; et moi je te réponds parce que ton amour est court ! Je trouve même qu’il serait malhonnête de profiter de tes parents, du toit qu’ils t’offrent, des études qu’ils te paient, des repas qu’ils te servent, sans partager également avec eux leurs valeurs et à commencer par la première : la messe du dimanche. Chez eux tu n’es pas à l’hôtel et rien ne t’est dû. Et sache que si « ça te gonfle » d’aller à la messe, tes parents eux aussi en ont peut-être marre de repasser ton linge, faire ta lessive ou te conduire ici ou là pour tes soirées et tes rendez-vous divers.
Tu vas à la messe pour rencontrer tes frères. Le dimanche matin, toute la communauté paroissiale se retrouve. Les personnes seules, les familles, les enfant du caté, quelques bébés qui assurent un fond sonore, un ou deux copains traînés là par leurs parents (aussi ringards que les tiens, quelle misère …), des jeunes, des vieux, des petits et des costauds, des drôles et des sérieux, tous rassemblés au nom du Seigneur. D’un seul coeur et d’une seule âme, réunis pour prier, chanter, nous sommes le signe, les uns pour les autres, de l’amour de Dieu pour chacun de nous. L’Eglise ne peut vivre pleinement sans toi. Tu es attendu et ta place reste vide lorsque tu ne viens pas. Tu vas à la messe pour t’offrir avec le Christ. Pas la peine d’ouvrir des yeux comme des soucoupes : tu as bien lu. L’eucharistie est, dit l’Eglise, le centre et le sommet de la vie chrétienne qu’elle construit en profondeur. Une vie chrétienne sans Eucharistie, c’est un peu comme un homme sans colonne vertébrale : ça ne se tient pas, ça n’avance pas, c’est mou et difforme. Sais-tu que, par ton baptême, tu es appelé à exercer un sacerdoce baptismal ? Ton sacerdoce baptismal consiste à t’offrir toi-même à Dieu, à la suite du Christ. Et c’est l’Eucharistie qui fait le lien entre l’offrande du Christ et l’offrande de soi. Le pain et le vin représentent ta vie, ton travail, tes joies, tes difficultés. De tout cela, le Christ fait son Corps et son Sang. Dans l’eucharistie ton offrande rejoint celle du Christ, et est sanctifiée par elle.
Si bien que « participer » ne consiste pas d’abord à lire, quêter ou chanter : participer, c’est s’offrir en même temps que Jésus à son Père : mettre dans la patène toute ta vie, tes projets, tes questions. Tu vas à la messe parce que c’est là que se construit ta vie familiale. La messe dominicale donne une orientation et une cohérence de fond à ce que tu vis le reste de la semaine. Finalement l’enjeu n’est pas une heure le dimanche matin, c’est bien plus que cela : le pardon, la tendresse, la fidélité, la charité, le sens du service vécus chaque jour. Tu sais comme cela est difficile, où trouver la force de le vivre sinon dans le Christ ? Comment peux-tu m’assurer vouloir rester fidèle à ta femme ou à ton mari toute ta vie si tu ne peux être fidèle à une heure de célébration chaque semaine ?
Alors, toujours obligé d’aller à la messe ? Eh bien oui ! La foi demande toujours une fidélité. Comme tout amour, elle s’éprouve et se dit dans la durée. Car, n’en doute pas, l’amour est exigeant : dans tout amour, il y a d’abord la volonté d’aimer.
Jean-Paul II rayonnait d’amour mais n’a jamais lâché sur les exigences de l’amour … Oui, il y a un effort à fournir mais cet effort a un but : l’amour.

mardi 24 juin 2008

Jeunesse


"Notre patrie à nous, c'est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c'est notre Foi, notre terre, notre Roi...
Mais leur patrie à eux, qu'est-ce que c'est ? Vous le comprenez, vous ?... Ils l'ont dans le cerveau; nous l'avons sous les pieds...
Il est vieux comme le diable, le monde qu'ils disent nouveau et qu'ils veulent fonder dans l'absence de Dieu ... On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire !
Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l'homme intérieur..."

François-Athanase de Charette

samedi 7 juin 2008

La Tempérance : nature et objets

I - Définition :

La tempérance comme les autres vertus que nous avons déjà vu est une vertu cardinale, c'est-à-dire une vertu charnière sur laquelle notre vie doit être réglée. La tempérance est la vertu morale qui modère l’attrait des plaisirs et procure le juste équilibre dans l’usage des biens. Elle assure la maîtrise de la volonté sur les instincts et maintient les désirs dans les limites de l’honnête.

Reprenons cette définition : nous savons que l’être est composé de trois niveaux, le niveau charnel, qui est notre constitution d’humain avec ses besoins, ses instincts ; le niveau affectif ou se situe nos sentiments si aptes à s’enflammer pour un rien, ou à s’éteindre tout aussi rapidement ; et enfin la raison, zone stable réfléchit, calme, qui ne s’emporte pas. Elle surplombe et s’insinue dans les moindre partie de l’être et son mode de communication avec les deux autres niveaux est la volonté.
Ainsi, sans la volonté, le corps et le cœur sont sourds aux appels de la raison.
Ceci dit, reprenons notre sujet, nous savons tous combien nos cœurs ou nos corps aime à s’enflammer, à agir d’eux même, et peuvent nous entraîner bien malgré nous à l’opposé du chemin que nous voulons suivre, la route Sainte vers le lieu ou Dieu a planté sa tente.
Afin de réfréner ces éclats du corps et du cœur, ce que nous appellerons passions, la raison doit agir : prenons un exemple simple : tu viens de prendre un bon dîner, tu n’as plus faim, arrive le fromage, tu sais que tu aime bien, en plus ce soir, il y a la tome de Savoie que Tata Berthe à rapporté de son voyage, tu en prend un peu. Quand arrive pour le dessert un énorme gâteau :
- et là ton corps et ton cœur te disent, que dis-je te hurlent plein d’envie, de désirs de passion : « allez vas-y prends en une bonne part c’est si bon »
- et ta raison te dit stoïquement, calmement : « si tu manges une bouchée de plus, ce sera l’indigestion et tout ce que tu viens d’avaler risque fort de réattérir sur la table »
Qui donc du cœur ou de la raison doit être écouté ??

La raison doit donc réfréner les passions que nous avons sans cesse, car véritablement l’homme est un être de passions. Si nous n’écoutons qu’elles, alors nous somme enchaîné à elles, tiraillé en tous sens, sans unité de vie.

Je touche là un point important, l’unité de vie ; et je vais prendre un exemple pour l’expliquer, celui qui s’enivre et flirt le samedi soir et va à la messe le dimanche, celui-là véritablement n’a pas d’unité de vie. Ainsi appliqué à la tempérance, il est impossible de dire « ma volonté s’explique sur certaines passions, mais d’autres je leur laisse le champs libre. »
La raison doit, par la volonté, assujettir, purifier, tourner vers Dieu nos passions. Je ne dis pas que toute passion est mauvaise, au contraire. Mais je dis que toutes les passions doivent être contrôlées par la raison, voir réfrénées, pesées, changées, en un mot tempérées, pour qu’elles soient parfaites pour être offertes à Dieu.
Mais bien que la raison agisse, la plénitude de la vocation humaine n’est pas en tout atteint uniquement par la raison , mais la perfection du bien moral est que l’homme ne soit pas mu par la raison seule mais aussi par ses passions sous l’action des vertus.

Nous avons dis que certaines passions étaient bonnes, c’est à la raison de déterminer si cette passion fait grandir, nous pousse vers le haut, nous attire au plus profond du mystère d’amour du Christ, ou au contraire si elle nous retiens vers le bas, nous traîne dans la boue. C’est en cela que toute passion doit être contrôlée, vérifiée par la raison. L’acte de discernement n’est certes pas toujours facile, mais si sanctifiant. N’oublions jamais cette phrase du Christ : Pour les hommes c’est impossible mais pour Dieu tout est possible. », n’hésitons jamais à demander au Seigneur cette grâce du discernement dans nos actes qui nous permet d’appliquer la tempérance sur telles ou telles passions et de telles ou telles manières.

II - Champs :

Voyons maintenant sur quoi s’applique la tempérance. Sur beaucoup de choses, les décrire toutes prendrait plusieurs heures voir plusieurs jours, car le champ de la tempérance est grand, de plus il ne s’agit pas ici de dicter une conduite unique mais d’amener le pèlerin à méditer sur la manière de se servir de cette vertu dans sa propre vie quotidienne. Nous allons cependant voir trois points : la modération de l’alcool, la pureté, l’esprit de pauvreté.
Ces trois faits sont issus de l’action de la tempérance et sont souvent critiqués, négligés car annoncés comme trop dur, ou impossible… mais cependant, qu’elle grande joie spirituelle en retirons-nous, si nous nous efforçons d’avancer sur ces points.

L’alcool. : tu le sais l’alcool annihile ta raison, combien de fois as t’on entendu dire : « ce n’est pas de ma faute si j’ai flirté avec cette fille, j’avais bu… ». L’alcool supprime toute volonté, or nous avons vu que la volonté, était le ciment qui rattachait la raison au corps et aux sentiments. Livrés à eux-mêmes, ceux-ci explosent en tous sens et nous entraîne souvent bien bas, car les passions misent en exergue dans ces situations là sont rarement les bonnes, mais autre le fait que l’alcool supprime la raison, elle est une passion mauvaise qui est à tempéré. Nous devons être guidé par la raison et par la soif souvent durement étanchable des plaisirs de l’alcool. Il faut de plus bien se rendre compte d’un point, si l’on fait exprès de s’enivrer, la responsabilité des actions commises sous l’effet de l’alcool n’est pas diminuée ; il y a pleine responsabilité des actions commises sous l’effet de l’alcool car on a eut la volonté de s’enivrer ! !Une fois encore le propos n’est pas d’interdire l’alcool, mais d’inciter à tempéré sa consommation, de supprimer les excès pernicieux que l’on voit sans et souvent sans regarder très loin.

La pureté : Elle consiste tout simplement à appliquer la tempérance sur les attraits de la chair. Le pêché d’impureté éloigne celui qui le commet de la face de Dieu, il le Lui cache. A chaque instant l’être doit chercher à préserver son cœur de tout impureté, car Dieu ne peut régner sur une âme qui ne se tourne que vers les plaisirs charnels, et ainsi repousse Dieu. L’exercice de la pureté (pureté des pensés, pureté du regard, pureté des gestes) correspondit à la définition même de la tempérance, c'est-à-dire que nos sens doivent être assujettis à la raison. Bien souvent cependant, la raison et les sens sont en oppositions, et c’est alors à la raison d’appliquer sa loi par, comme nous l’avons déjà dit, la volonté. Mais quelle dose de volonté il faut parfois, c’est pour cela qu’il ne faut en rien négligé les petites luttes : « Qui est fidèles dans les petites choses, sera fidèle dans les grandes. » De même qui s’entraîne à lutter dans les petites, sera plus à même de lutter dans les grandes.
Le flirt est l’exemple même de cet appétit de la chair qui est assouvis alors que la tempérance devrait écarté cette attitude malsaine tant pour l’autre que pour soit et qui détruit à la fois le cœur et l’âme. Et je pense tout particulièrement à toute ces soirées censé être « entre gens bien » où l’alcool et le flirt foisonne, parce que peu savent dire non à leur corps, et non à leur sentiment, car peu ont appris cette belle vertu de la tempérance qui permet la stabilité de cette résolution d’être toujours pour Dieu, avec Dieu et en Dieu.

L'esprit de pauvreté : c'est un point qui est de nos jour plus encore critiqué qui les deux autres. Et on ne sait souvent pas ce qu'elle implique. L'esprit de pauvreté amène simplement à un certain détachement terrestre, un détachement qui est nécessaire pour pouvoir tourner nos regards vers Dieu et non vers la terre. Une partie de cet esprit de pauvreté réside par exemple à ne tout simplement pas vouloir toujours avoir le dernier cri de tous les petits gadgets. Sans cesse dans la société d'aujourd'hui nous sommes harangué, tiré de toute part pour nous amener à acheté toujours plus. Et deux semaines il faut déjà changer de modèle car le précédent est déjà trop vieux. Mais cette manière de vie ne crée que des adolescents mou, centré sur eux-mêmes, qui ne regardent pas plus loin que leur petit plaisir immédiat, sans pouvoir se détacher de ce mode de vie entièrement superficiel. L'esprit de pauvreté nous amène à rendre à chaque chose leur valeur propre : une ordinateur n'est qu'un simple moyen, des qu'il est détourné de son but propre et utilisé comme fin en soit il ne sert que nous enchaîner dans l'ombre loin du Christ. Mais au contraire par l'esprit de pauvreté nous apprenons, en nous détachant des choses temporelles, et souvent inutile, à nous tourner vers les Christ à nous occuper entièrement à vivre en Lui, à Le servir comme Il le mérite. De plus l'esprit de pauvreté peut conduire, si il est bien pratiqué à vivre plus profondément la charité. Je prend l'exemple d'un prêtre qui conseillait pendant le carême de justement utilisé ce coté moderniste à bon escient en revendant sur ebay tout les petite choses inutiles qui encombrent sans fin nos chambres, tout ces petits gadgets que l'on range dans un coin en se disant un jour cela me servira sûrement mais qui au final n'entraîne rein d'autre q'une perte de place ; et de reversé l'argent de cette vente à une ou des associations. De nombreuses association on besoin de notre aide pour perdurer et faire vivre le catholicisme sous différente forme, que ce soit par la charité, le développement de la science (je pense par exemple à Jérôme Lejeune), la promulgation de la Foi (comme ND de Chrétienté) etc.…Si nous nous arrivons à nous détacher de tout ce coté matérialistes promulgué sans fin tout autour de nous, et qui nous abruti petit à petit dans une consommation irréfléchie et addictive. ; nous pourrons véritablement nous tourné vers celui qui est La Joie, la Source de tout et plus particulièrement du Bonheur, que ce soit sur terre ou au Ciel. Aussi, méditons bien ce troisième mystère joyeux, la nativité du Christ. Lui Homme et Dieu, Il est né dans la pauvreté la plus totale, dans une simple mangeoire, et ce pour pouvoir être entièrement « au affaire de son père », pour pouvoir être tout à Dieu.

III – Moyens :

Donc nous avons vu que la raison devait maîtriser nos passions grâce à la volonté en « sélectionnant » les bonnes et les mauvaises grâces au discernement. Puis que le champ de la tempérance était très vaste mais amenait entre autre à la modération de l'alcool et des aliments, à la pureté et à l'esprit de pauvreté. Voyons maintenant les moyens pour la mettre en place dans notre vie quotidienne.

Voici quelques exemples de points à travailler sur les points que nous avons déjà vus, mais il en existe bien d’autre que chacun aura à cœur de trouver.
Pour l’esprit de pauvreté, on peut par exemple avant un achat se poser cette simple question : « un père d’une famille nombreuse et pauvre ferait-il cet achat ? ». La réponses est bien souvent non, alors plutôt que de nous surcharger d’une quantité des petites choses inutiles, autant utiliser son argent à bon escient. Mais même avant cela l’esprit de pauvreté passe par les toutes petites choses de la vie quotidienne, comme par exemple faire attention à ne gaspiller : en éteignant ses lumières, en fermant les fenêtres en hiver pour ne pas gaspiller le chauffage, l’esprit de pauvreté c’est aussi prendre soin de ses affaires, et encore plus de celle des autres etc… bref un nombre très important de petites choses de la vie quotidienne sur lesquelles on peut agir pour progresser.
Au niveau de la pureté, comme je l’ai déjà dit, il faut s’entraîner sur les petites luttes. Il faut aussi « Avoir le courage de fuir les tentations ». Si tu sais que tu va être tenté mieux vaux t’éloigner que de risquer d’y succomber, j’oserai dire surtout si tu crois que peux résister à cette tentation. Il faut apprendre à se traiter avec humilité particulièrement sur ce point. On pourra aussi, outre les moyens spirituels, utiliser les moyens terrestres qui nous sont disponible, comme par exemple éviter certaines fréquentations et autres… Enfin il faut apprendre à se réjouir de la beauté de la femme ou de l’homme qui est incarné dans une personne. C'est-à-dire que plutôt que de ne regarder que le coté charnelle de l’être, il faut apprécier la beauté de l’âme incarnée dans cette joli(e) personne, et ainsi éviter d’utiliser, l’autre comme un objet. Cela peut éviter bien des dérives sur lesquelles nous ne reviendrons pas. Et de la même manière, il ne faut pas non plus se considérer soi-même comme un objet de plaisir, même s’il ne s’agit que du regard que l’on veut faire porter sur soi, car s’habiller indécemment, ou aimé être considéré comme tel, amène d’une part à une impureté personnelle, mais aussi à celle de celui qui va en « profiter ». Non seulement on fait le mal, mais en plus on attire les autres dedans. Et cela vaut autant pour les garçons que pour les filles.
Enfin pour les plaisirs de la table, et bien il faut apprendre, tout comme pour la pureté, dans les petites luttes. On pourra par exemple s’attacher à prendre un peu plus de ce que l’on aime moins, et un peu moins de ce que l’on aime. Ou encore se forcer à retarder le moment de la consommation. Par exemple si tu as très soif, tu peux te dire, pas maintenant dans 5 minutes, pour apprendre à te maîtriser. De plus si tu offres cela au Seigneur en tant que petites mortifications, tu te sanctifieras deux fois plus dans la lutte.


Conclusion :

Mais la tempérance n’est pas comme peuvent le dire certains, se refuser la joie de la vie. Bien au contraire, elle permet de toucher d’une manière bien plus profonde la véritable joie de vie intérieure. Par la tempérance, la personne n’est pas tournée vers le plaisir immédiat, et au lieu de se constituer sur une succession de plaisirs éphémères et souvent malsains, elle bâtit, elle fonde, dans la liberté de choisir à chaque instant Dieu, véritable source de tout joie. Et nous trouvons là le véritable sens de la tempérance. Par cette vertu nous sommes libres… et qu’est ce que cette liberté ?? Elle est la possibilité pour toute action de choisir entre le bien et le mal, entre Dieu et Satan, or qui choisit Dieu obtient une liberté plus grande encore, car cette voie donne la possibilité de refaire ce choix. Qui choisit le mal, est enchaîné à ce mal et aura perdu sa liberté dans une certaine mesure. Bâtissons notre maison sur le roc, et nous, comme dans la parabole, sur le sable. Construisons-nous à partir de la raison, et non de nos passions, car plus les fondations seront solidement ancrées et plus la maison pourra être haute pour atteindre le ciel, et rien ne pourra la briser, ni orages, ni tempêtes. Dans le calme de cette maison qui représente notre âme, nous pourrons vivre pleinement les joies profondes et si immenses que nous offre le Christ à chaque instant, dans le calme, la stabilité et la duré, afin de savourer au mieux ce bonheur immense. Et terminons en redisant cette phrase de Saint Josémaria Escriva : « Avec les passions tu avances au pas de l’homme, avec la Foi, tu avances au pas de Dieu. »

vendredi 6 juin 2008

Je vous salut Marie



Déjà diffusé, et rediffusé, mais interessant, surtout les paroles dites à la fin par Serge Lama

jeudi 29 mai 2008

Université d'été de Renaissance Catholique

Petite biographie de Saint Malo



Vie de Saint Malo

D’après le récit d’Albert Legrand, publié en 1636.

Saint Malo est l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne. Né en Angleterre, vers l’an 497, dans le comté du Gwent, (actuel Glamorgan) au Pays de Galles, Mac’h Low est tenu sur les fonds baptismaux par le grand saint voyageur, Saint Brandan. A l’âge de 12 ans, il est envoyé au monastère de Llancarfan, dirigé par son parrain, qui prit un soin particulier à l’instruire. Remarqué pour sa grande piété, le jeune garçon se distingua par plusieurs miracles éclatants.

Etant un jour parti en promenade sur la plage avec ses condisciples, il s’éloigna de ses amis et s’endormit sur une nappe de goémon. Voyant la mer remonter, ses camarades s’en retournèrent vers le monastère, sans se préoccuper leur ami. Surpris par la marée, Malo fut emporté par les flots. Les voyant revenir sans son filleul, Saint Brandan leur demanda où il était. Il se rendit alors à sa recherche sur la plage, et l’appela durant des heures en vain. Revenant au monastère bien attristé, le grand Saint veilla toute la nuit en prière dans l’abbatiale, priant Dieu de lui indiquer ce qu’était devenu son cher filleul. C’est alors qu’un ange lui apparut, lui annonçant que l’enfant était hors de danger et qu’il avait été sauvé des flots par une île nouvelle, créée par Dieu. Se rendant le lendemain sur le rivage, Brandan aperçut cette île au milieux de la mer, sur laquelle se trouvait le jeune Malo en pleine oraison. Il l’appela alors depuis le rivage. Son jeune filleul lui demanda de pouvoir rester prier toute la journée sur ce rocher et de lui faire parvenir son bréviaire à cet effet. Brandan posa alors le bréviaire sur l’eau et celui-ci flotta miraculeusement jusqu’à l’îlot. Après cette journée d’oraison, le jeune garçon retourna sur le rivage et l’îlot disparut.

Quelques années plus tard, il prit l’habit et prononça ses vœux monastiques. Sa grande piété et l’éclat de sa sainteté éblouissaient ses condisciples, lui attirant l’admiration, mais aussi la jalousie. Ainsi, un jour que Malo avait reçu la charge d’allumer les lampes du père Abbé et des moines pour l’office de matines, quelques uns de ses confrères mal intentionnés, éteignirent toutes les braises de l’abbaye afin qu’il ne arrive en retard le lendemain et soit puni.
Malo prit alors les tisons éteints sur sa poitrine, et arrivé à la cellule de l’abbé, il la trouva déjà éclairée. Un ange s’était chargé du travail, et les tisons que le jeune moine tenait tout contre lui s’étaient rallumés sans lui faire de mal. Suite à ces miracles extraordinaires, Malo est enfin ordonné prêtre.

Puis vint le grand voyage en quête d’évangélisation, organisé par Saint Brandan.
Malo quitte alors son pays natal et s’embarque pour l’Armorique. Vers 538, il accoste dans l’îlot du saint ermite Aaron, lieu sur lequel sera plus tard fondée la ville de Saint Malo. Après quelques temps de vie retirée, Aaron lui conseille d’aller évangéliser les populations qui vivent sur la côte dans la cité d’Alet qui correspond aujourd’hui au quartier de Saint Servan. Malo y commence son intense prédication, fonde plusieurs monastères et porte dès lors le titre de père abbé avant d’être élu évêque.

Les miracles qui lui sont attribués au cours de son épiscopat ne sont pas moins nombreux que ceux recensés après sa mort. Toute sa vie fut employée à guérir des corps et à sanctifier les âmes, par ses miracles et par ses prédications. Il parcourut également le pays pour visiter les églises, guérir les malades, instruire le peuple, donner les sacrements, ordonner des prêtres et faire du bien à tous.

Malo eut à faire face à de nombreuses difficultés. Il fut mêlé à la politique de son temps, histoire semée d’assassinats. Ainsi Rethwall, gouverneur de l’usurpateur Haeloc, fit assassiner les sept des frères de ce dernier, dont le plus jeune, réfugié au logis même de saint Malo. Persécuté par Haeloc, le saint évêque est contraint à s’exiler à Saintes. Quelques temps après, le tyran devint aveugle et comprenant la cause de cette punition divine, il implore le pardon de Malo. L’évêque revint alors à Aleth et guérit le malheureux. Il vécut encore quelques années en ces lieux avant de se retirer de nouveau dans la province de la Saintonge, qui correspond aujourd’hui à la région Charente-Maritime. Il mourrut pieusement dans la ville d’Archingeay le 15 novembre de l’an 565.

A la demande du clergé d’Aleth, ses reliques sont rapatriées en Bretagne avant d’être dispersées dans de nombreuses paroisses au cours du Xème siècle en raison de la grande dévotion populaire pour ce saint. En 1144, l’évêque Jean de Châtillon transfère son siège cathédral d'Alet à l’île de Saint-Malo, fondant ainsi la ville épiscopale qui fut supprimée par les révolutionnaires en 1790. Lors du Concordat de 1801, l’ancien diocèse de Saint Malo est rattaché à celui de Rennes.

Aujourd’hui, il est fait mémoire de Saint Malo le 15 novembre.

mercredi 28 mai 2008

Vierge Puissante, Priez pour nous (Méditation du Pélerinage de Chartres 2008)


« Vierge puissante, priez pour nous. » La puissance citée dans cette invocation des litanies de la Très Sainte Vierge Marie n‘est pas celle d’un pouvoir suprême de domination, ni d’une capacité physique surhumaine. La puissance dont il est question ici introduit la vertu et de don de force. Non pas la force matérielle, mais la force de l’âme. L’Eglise Catholique, nous rappelle que les vertus morales sont les vertus qui rendent notre conduite conforme à la raison et à la foi.

On distingue parmi ces vertus morales quatre vertus que l’on appelle cardinales. Parmi celles-ci, la vertu de force, celle qui nous aide à faire le bien malgré les difficultés et les persécutions. De force, il en est également question parmi les sept dons du Saint Esprit. Le don de force nous inspire l’énergie et le courage pour observer fidèlement la Sainte Loi de Dieu et de l’Eglise, en surmontant tous les obstacles et toutes les attaques de nos ennemis. Aussi, pour mieux comprendre cette notion de force, et avant d’en aborder l’application pratique, mettons nous à l’école de la Sainte Vierge en méditant les exemples qu’elle nous a donnée à travers sa vie terrestre.

I – Marie, modèle de force.

Notre Mère du ciel a réalisé sur cette Terre un véritable pèlerinage de foi. Aussi, je vous propose de marcher à sa suite pour nous remémorer les grandes étapes de cet itinéraire.

Combien de ces obstacles et de ces attaques se sont présentées sur le chemin parcouru par Marie ? Combien d’épreuves et de douleurs à t’elle affronté ?

Sainte Vierge Marie, lorsque l’ange Gabriel, dont le nom signifie Force de Dieu, vous a confié le grand mystère de son message, vous étiez partagée entre la crainte de ne pouvoir accomplir cette suprême mission et la volonté de vous offrir tout à Dieu. C’est avec la force donnée par le Saint Esprit que vous avez accepté de devenir la Mère de Notre Seigneur.

Lorsque vous avez annoncé cette nouvelle à votre époux Joseph, vous avez aussi fait preuve de force. Vous aurait-il jugée ? Vous aurait-il répudiée ? Non. Car vous saviez que le Saint Esprit vous guidait et communiquerait à lui aussi cette divine révélation.

Dans la crèche de Bethléem, c’est encore avec force que vous avez donné naissance à votre fils Jésus Christ. Non pas la force nécessaire à surmonter les douleurs de l’enfantement, car vous avez reçu la grâce d’enfanter sans la douleur, comme vous aviez conçu sans corruption. Quelle est donc cette douleur plus importante que la douleur physique ? Bossuet nous l’explique. « Il y a deux enfantements en Marie : elle enfante Jésus Christ sans peine ; mais elle ne nous enfante pas sans douleur parce qu’elle nous enfante par la charité. »

Ô Notre Dame des Sept Douleurs, qu’il vous a fallu être forte pour les surmonter ces épreuves. Vous, la martyre du cœur.

A la présentation de votre Fils au Temple de Jérusalem, le vieux prêtre Siméon vous avait annoncé ce glaive de douleur qui transpercerait votre cœur maternel.


Puis, vint la fuite en Egypte et la disparition de votre enfant, que vous avez cherché avec inquiétude durant trois jours. Si vous aviez su alors, comment les hommes traiteraient un jour leur sauveur en le contraignant à porter l’instrument de son supplice jusqu’en haut du Mont Golgotha.

Quelle douleur ineffable vous avez ressentie à chacun des coups que le marteau du bourreau donnait sur les clous. Quel déchirement dans votre cœur de mère lorsque l’on vous a remis le corps meurtri de votre fils. Quelle souffrance lorsque l’on vous l’a enlevé pour le mettre au sépulcre. « Le Fils à pris tous les péchés. Mais la Mère a pris toutes les douleurs » disait Charles Péguy.

Cependant, malgré ces épreuves, c’est debout que vous vous teniez au pied du calvaire, portée par cette force inébranlable du Saint Esprit : « suaviter et fortiter ». La Sainte Vierge eut non seulement la vertu de force, mais aussi le don de force qui donne à la vertu d’atteindre sa parfaite perfection. Ainsi soutenue, elle a mérité, par le martyre du cœur, d’être déclarée « Reine des martyrs ».


II – La force, une vertu à mettre en pratique.

« Ayez mémoire et souvenance, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que je suis votre fils ; que vous êtes puissante et que je suis un pauvre homme, vil et faible. » Cette prière de Saint François de Sales à Marie Toute Bonne et Toute Puissante nous montre la nécessité pour l’homme d’obtenir cette transformation de l’âme qu’est le don de force.

Tout d’abord, ce don est une grâce. C’est le Saint Esprit qui nous donne cette force et cette grandeur de courage, qui nous permettent de passer au dessus de tous les biens matériels et de tous les maux de la vie présente.

Ce sont cette force et cette grandeur de courage qui nous rendent capable de surmonter toutes les difficultés qui s’opposent à notre salut. Ce don procure à notre cœur une fermeté inébranlable pour mépriser tout ce que l’on peut dire pour nous détourner de la vertu. Pour que nous ne soyons touchés, ni des flatteries, ni des menaces, ni des moqueries de nos amis et de nos ennemis.

Sans ce don, nous sommes comme un roseau, nous ne sommes que faiblesse. Mais avec lui, nous sommes revêtus d’une force divine qui nous affermit contre le manque de courage et la lâcheté au service de Dieu, contre notre propre faiblesse, contre les difficultés, les dangers ou les peines que nous pouvons rencontrer dans l’accomplissement de nos devoirs quotidiens.

Prenons l’exemple des apôtres. Avant d’avoir reçu le don de force, ils étaient lâches et timides. Dès qu’ils l’ont reçu, ils sont devenus forts, intrépides, magnanimes. Souvenons nous de celui qui tremblait à la voix d’une servante. Il ose maintenant dénoncer à tout le peuple le crime qui a été commis contre son Dieu. Souvenons nous de ces hommes qui restaient terrés par crainte des arrestations. Ils parcourent désormais les routes pour transmettre la parole divine.

Les nombreux saints à travers les siècles témoignent aussi de cette assurance donnée par le don de force. Saint François-Xavier, au milieu de milles dangers de mort, provoqués par les hommes, ou par les éléments, s’écrie : « Le remède le plus sur est de ne rien craindre, appuyé sur la confiance de Dieu ; et le mal le plus grand serait de contraindre les ennemis de Dieu en soutenant la cause de Dieu ». Ainsi, par le don de force, les saints font et souffrent tout. Entreprennent les choses les plus difficiles. S’exposent aux plus grands dangers. Surmontent les travaux les plus pénibles. Supportent les angoisses les plus terribles.

Mais moi ? Suis-je toujours conscient de mes faiblesses ?

- Quand je n’ose pas affirmer ma foi aux personnes qui m’entourent.

- Quand je rencontre la peur de m’engager et de prendre une décision importante.

- Quand je traverse des difficultés dans ma famille, mes études, mon travail.

- Quand je succombe à ce péché dans lequel je retombe si souvent.

- Quand par paresse ou par fatigue, je néglige mes devoirs de chrétien.
Ais-je déjà appelé à mon secours cet Esprit de Force capable de toutes les vertus et mis en lui toute ma confiance ?

Complétée par le don de force, la vertu de force va encore plus loin. Elle provoque une vigueur intérieure, qui, nous permet de nous élever au dessus de nous-mêmes. Qui nous rend possibles et nous facilite les choses qui paraissent impossibles. Sans ce don ajouté à la vertu, nous sommes incapables de remplir tous nos devoirs. Sans la vigueur extraordinaire donnée par le don de force, l’affaiblissement de notre volonté freine nos meilleures résolutions de prière et de mortification.

C’est ainsi que chutent les personnes que l’on croyait fermes comme des colonnes et qui ont plié comme des roseaux. Quelle faiblesse ! Quelle misère de la pauvre humanité ! Que l’apôtre avait bien raison de dire : « Que celui qui se croit ferme sur ses pieds, prenne garde de tomber ».

Reconnaissons combien nous avons nous mêmes besoin de ce don, en quelque position que nous soyons. En cette sainte journée préparons donc bien notre cœur à le recevoir.

Prière. Esprit Saint, communiquez-moi le don de force, et, malgré ma faiblesse naturelle, je pourrais dire avec Saint Paul : « Je puis tout par la grâce de celui qui me fortifie, et je vaincrai toutes les forces de l’enfer et du monde conjurés contre moi. »

Tro Breizh

Chers amis pèlerins du chapitre Saint Malo,

Chers amis,


Après ces trois jours passés ensemble sur les routes de Chartres, plusieurs d’entre vous ont manifesté le souhait d’organiser d’autres activités ensemble durant l’été. Etant placés sous la bannière de Saint Malo, l’un des sept saints fondateurs de la Bretagne, c’est donc tout naturellement que nous avons pensé à marcher sur les chemins bretons.

Le Tro Breizh, littéralement, « Tour de Bretagne » est un pèlerinage ancestral que tout breton doit accomplir au moins une fois durant sa vie sous peine de le faire après sa mort à la vitesse d’une tombe par jour. Il se compose de sept étapes reliant les sept anciens évêchés de Bretagne, placés sous la protection de l’un des sept saints :

Dol de Bretagne (Saint Samson) – Vannes (Saint Patern)

Vannes (Saint Samson) – Quimper (Saint Corentin)

Quimper (Saint Corentin) – Saint Pol de Léhon (Saint Pol)

Saint Pol de Léon (Saint Pol) – Tréguier (Saint Tugdual)

Tréguier (Saint Tugdual) – Saint Brieuc (Saint Brieuc)

Saint Brieuc (Saint Brieuc) – Saint Malo (Saint Malo)

Saint Malo (Saint Malo) – Dol de Bretagne (Saint Samson)

Le Tro Breizh peut se faire dans un sens comme dans l’autre et les étapes peuvent être effectuées dans l’ordre que l’on souhaite. Chacune des étapes fait plus ou moins une centaine de kilomètres et peut être facilement parcourue à pieds en une semaine.

Pour cette année, nous vous proposons l’étape Saint Malo – Saint Brieuc d’une distance d’environ 90 Km. La distance étant relativement courte par rapport au temps prévu, nous pourrions ainsi associer le spirituel au culturel, et même à la détente (sport, plage, etc…) Cette marche permettrait aussi de mieux nous connaître et de passer un bon moment ensemble.

Les dates ne sont pas encore arrêtées, mais nous pensons pour l’instant à la dernière semaine d’Août, du 25 au 31. Il faut maintenant voir avec les disponibilités de chacun.

Afin de faciliter l’organisation de ce pèlerinage, merci de me contacter rapidement afin de me communiquer vos disponibilités et désidératas.

En vous souhaitant une bonne fin d’année scolaire et de bonnes vacances pour ceux qui ont la chance d’en avoir, soyez assurés, chers amis, de mes fraternelles salutations.

En union de prières,

Henri de Rodellec


PS : Si vous n'avez pas mon adresse E-mail, laissez une note sous ce post pour me contacter

PPS : Recrutez autour de vous.